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En Europe tradition de la sorcellerie

En Europe tradition de la sorcellerie
Rationnelle et scientifique, l'Europe moderne ne s'embarrasse pas de nuances pour appeler sorcellerie toute pratique alternative aux disciplines académiques.

Sorcier, charlatan ou guérisseur : petite Histoire de la sorcellerie en Europe.

Comprendre l'évolution de la sorcellerie en Europe c'est d'abord accepter qu’elle est plus ancienne que nos certitudes contemporaines et nos méthodes scientifiques et qu'elle a même tenu une place essentielle dans l'Histoire de nos pays.
 
La sorcellerie s'inscrit d'abord dans une alternative manichéenne originelle : Dieu ou le Diable. Le sorcier est alors celui qui a choisi le mauvais camp, a renié Jésus et tient ses pouvoirs (alors reconnus) du Diable lui-même. Au XVI° siècle, le mythe de Faust (repris par Goethe au début du XIX° siècle) consacre cette origine diabolique :
c'est parce qu'il accepte de vendre son âme au diable que Faust peut jouir de pouvoirs surhumains.

Dans le folklore européen, le sabbat des sorcières au Moyen-âge, réunion nocturne au cours de laquelle on voue un culte au diable, relève encore de cette obédience méphistophélique. Le mal s'y manifeste par des comportements orgiaques où le sexe tient une place importante. A cet égard, les bacchanales romaines, culte à Dyonisos-Bacchus, célébrations orgiaques, pourraient d'ailleurs être à l'origine de cette tradition du mal faisant face au culte officiel qu'il soit chrétien ou pas.
 
A côté de ces figures célèbres qui marquent fortement la mythologie européenne en matière de sorcellerie, on trouve nombre de manifestations plus complexes des pouvoirs occultes. Au contraire des sorciers maléfiques, les guérisseurs de toutes sortes, qui écrivirent eux aussi leurs pages de cette Histoire de la sorcellerie, se présentèrent souvent comme les ennemis du malin dont ils savaient déjouer les tours.

Bien-sûr, conscients de la réputation qui les précédait, ils évitèrent le titre de sorcier mais entretinrent néanmoins une ambiguïté qui pouvait servir leur exercice ! En Angleterre, le recours à la magie pour se soigner s'est ainsi fortement inscrit dans la tradition (on les appelle « witch doctor » ou encore «girdle-measurer » ou « charmer »).

Parfois même, on allait voir le guérisseur pour jeter un sort ou lire l'avenir; Ces activités lucratives valurent de nombreux procès mais s'agissait-il de sorcellerie ou d'un charlatanisme ordinaire tirant profit de l'imaginaire et de la crédulité des gens ?
 
En même temps que ces pratiques étaient utilisées largement en Europe par un peuple crédule, la rumeur prêtait à ces « sorciers et sorcières » de tous acabits des actions moins louables. Dans la tradition du bouc-émissaire, le sorcier pouvait alors faire figure d'empoisonneur pour expliquer l'inexplicable : une épidémie de fièvre, une maladie touchant les bêtes, etc.

La chasse aux sorcières désigne alors cette volonté de trouver un coupable plutôt que de rester face à l'inconnu : l'expression est restée dans le langage courant.
Les accusés pouvaient alors faire l'objet de persécutions au nom des maléfices supposés qu'ils avaient infligés à la communauté.
 
Ce portrait contrasté du sorcier-guérisseur qui sévit en Europe plusieurs siècles durant explique sans doute cette confusion entre charlatanisme, magie curative, médecine alternative Amalgame qui entretient jusqu'à aujourd'hui un mystère et une fascination jamais démentis.

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